
Salle de concert du Domaine Forget de Charlevoix
5, rang Saint-Antoine
Saint-Irénée (Québec)
Canada G0T 1V0
Chefs et solistes

Jonathan Cohen
ChefVioloncelliste et claveciniste, Jonathan Cohen est l’un des musiciens britanniques les plus doués et les plus en demande de sa génération. Infatigable promoteur de la musique de chambre, il maîtrise et approfondit des répertoires aussi variés que l’opéra baroque et la symphonie classique. Il s’est fait remarquer comme chef associé de l’ensemble Les Arts Florissants et, dès 2010, comme fondateur et directeur artistique de l’ensemble Arcangelo. Collaborant avec Les Violons du Roy depuis 2014, il en devient le directeur musical en 2018. Il est également directeur artistique du Tetbury Festival et de la prestigieuse Handel and Haydn Society de Boston.
Très en demande comme chef invité, Jonathan Cohen est présent des deux côtés de l’Atlantique, auprès de plusieurs ensembles incluant l’Orchestre du Festival de Budapest, le Kammerorchester Basel, l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège, l’Orchestre Philharmonique de Radio France, le New York Philharmonic et le Philharmonia Baroque.
Au cours de la saison 24-25, il retourne au Kammerorchester Basel et dirige des représentations de la Passion selon saint Matthieu avec l’Orchestre philharmonique de Rotterdam et l’Orchestra of the Age of Enlightenment. Il retourne au Festival de Glyndebourne pour une reprise de la production de l’oratorio Saul de Handel par Barrie Kosky. Il dirige la Handel and Haydn Society et le Houston Symphony Orchestra dans le Messie, et avec la Handel and Haydn Society, il dirige également Les Saisons de Haydn, le Requiem de Mozart et la Messe en do de Beethoven.
À la tête d’Arcangelo, il compte une imposante discographie de près de 30 titres. Avec Les Violons du Roy, il a enregistré trois albums qui se sont tous mérités les éloges de la presse nationale et internationale. L’album consacré à Handel et Glass avec le contre-ténor américain Anthony Roth Costanzo a valu aux Violons du Roy leur toute première nomination aux Grammy Awards en 2019. Jonathan Cohen a fait découvrir plusieurs artistes invités de prestige au public des Violons du Roy avec lesquels il a, jusqu’ici, effectué trois tournées en Europe et en Amérique du Nord.

Karina Gauvin
SopranoReconnue pour son travail dans le répertoire baroque, la soprano canadienne Karina Gauvin chante avec un égal bonheur Bach, Mahler, Britten et les musiques des 20e et 21e siècles. Au nombre des prestigieuses distinctions qu’on lui a décernées, on compte sa nomination au titre de « Soliste de l’année » par la Communauté internationale des radios publiques de langue française, le premier prix du Concours des jeunes interprètes de Radio-Canada, le prix Virginia Parker et le Maggie Teyte Memorial Prize, à Londres.
Elle chante avec les plus grands orchestres symphoniques, dont l'Orchestre symphonique de Montréal, le San Francisco Symphony, le Chicago Symphony, le New York Philharmonic et le Rotterdam Philharmonic, sans oublier les orchestres baroques tels Les Talens Lyriques, le Venice Baroque Orchestra, l’Accademia Bizantina, Il Complesso Barocco, l’Akademie Für Alte Musik Berlin, le Tafelmusik Baroque Orchestra et Les Violons du Roy. Elle a chanté sous la direction de Charles Dutoit, de Michael Tilson Thomas, de Bernard Labadie, de Christophe Rousset, d’Alan Curtis, de Sir Roger Norrington, de Kent Nagano, de Semyon Bychkov, de Hulmut Rilling et de Yannick Nézet-Séguin et elle donne des récitals avec les pianistes Marc-André Hamelin, Angela Hewitt, Michael McMahon et Roger Vignoles.
Elle a été Alcina (Handel) avec Les Talens Lyriques et Ariadne dans Die Schöne und getreue Ariadne, de Georg Conradi pour le Boston Early Music Festival. Elle a chanté Seleuce dans Tolomeo de Handel avec Alan Curtis, avec qui elle a aussi collaboré pour l’enregistrement d'opéras de Handel sur étiquettes ARCHIV/Deutsche Grammophon, Virgin et Naïve, entre autres. On l'a entendue notamment dans Tito Manlio (Vivaldi) à Bruxelles et au Barbican à Londres, dans Ezio (Handel) à Paris et à Vienne, dans Giulio Cesare (Handel) à Paris et à Vienne également, ainsi que dans Juditha Triumphans (Vivaldi) avec Andrea Marcon au Concertgebouw d'Amsterdam. Ses interprétations avec le Boston Early Music Festival Orchestra lui ont valu des nominations aux Grammy Awards en 2007 et en 2009.
Son importante discographie – plus de 30 titres – compte de nombreuses récompenses, dont un « Chamber Music America Award » pour son disque Fête Galante avec le pianiste Marc-André Hamelin, ainsi que plusieurs prix Opus.
Parmi ses projets récents, mentionnons une tournée européenne et un enregistrement de Ariodante (Handel) pour EMI Virgin Classics, une tournée européenne et un enregistrement de Giulio Cesare pour la maison Naïve, tous deux avec Il Complesso Barocco et Alan Curtis. Elle a aussi chanté Le Martyre de St-Sébastien et la Symphonie n° 2 (Mahler) avec l'Orchestre symphonique de San Francisco, sous la direction de Michael Tilson-Thomas. En 2009, elle enregistrait Les Illuminations de Britten avec les Violons du Roy, sous la direction de Jean-Marie Zeitouni, et elle vient de terminer un disque en hommage à Anna Maria Strada del Po, avec Alexander Weimann et Arion Orchestre Baroque.
Récemment, elle a chanté la Princesse dans l’Enfant et les sortilèges de Ravel, avec le Rotterdam Philharmonic et Yannick Nézet-Séguin, ainsi que la Johannes Passion de Bach avec les Violons du Roy et Bernard Labadie, en tournée au Canada puis au Carnegie Hall à New York.

Marie-Nicole Lemieux
ContraltoQue Marie-Nicole Lemieux brille aujourd’hui au firmament du chant mondial n’a rien de surprenant: la chanteuse, comme la femme, rayonnent de cette aura qui n’appartient qu’aux plus grandes! Ses qualités vocales éclatent lorsqu’elle remporte en 2000 le Prix de la Reine Fabiola et le Prix du Lied au Concours Reine Elisabeth de Belgique.
Elle entame alors une carrière internationale qui la mène sur les plus grandes scènes du monde: le Canadian Opera Company de Toronto, l’Opéra de Montréal, la Scala de Milan, le Royal Opera House Covent Garden, le Wigmore Hall de Londres, La Monnaie de Bruxelles, les Staatsoper de Berlin, Munich et Vienne, l’Opernhaus de Zurich, le Theater an der Wien, le Teatro Real de Madrid, le Liceu de Barcelone, les Festivals de Salzbourg et de Glyndebourne, l’Opéra national de Paris, le Théâtre des Champs-Élysées, les Chorégies d’Orange…
L’ampleur de sa voix, sa ligne magnifiquement tenue alliées à une virtuosité sans faille ainsi que son sens des nuances et du théâtre lui permettent de triompher dans divers répertoires. Son début de carrière est marqué par la musique baroque (Orphée et Eurydice, Giulio Cesare, Ariodante, Orlando Furioso, Salomon, Theodora). Rapidement, l’évolution de sa voix lui permet d’aborder le répertoire français du XIXe siècle (Les Troyens, Samson et Dalila, Carmen, Werther), Rossini (Guillaume Tell, Tancredi, L’Italiana in Algeri) ou encore Verdi (Mrs Quickly dans Falstaff, Azucena dans Il Trovatore, Ulrica dans Un Ballo in maschera).
En parallèle de sa carrière scénique, Marie-Nicole Lemieux est également invitée à chanter le grand répertoire symphonique avec des orchestres prestigieux (New York Philharmonic, Los Angeles Philharmonic, Orchestre symphonique de Montréal, Orchestre Métropolitain, Orchestre symphonique de Québec, Les Violons du Roy, Singapore Symphony Orchestra, St. Petersburg Philharmonic Orchestra, Deutsches Symphonie-Orchester Berlin, Orchestre de l’Accademia Santa Cecilia, London Philharmonia, Rotterdam Philharmonic Orchestra, Orchestre Philharmonique de Radio-France, Orchestre National de France, Orchestre National Bordeaux Aquitaine) sous la baguette de chefs de renom tels William Christie, Myung-Whun Chung, Paul Daniel, Charles Dutoit, Ivan Fischer, Mikko Franck, Daniele Gatti, Bernard Haitink, Daniel Harding, Paavo Järvi, Bernard Labadie, Louis Langrée, Kurt Masur, Kent Nagano, John Nelson, Yannick Nézet-Séguin, Gianandrea Noseda, Antonio Pappano, Mikhaïl Tatarnikov, Michel Plasson, Michael Schønwandt, Jean-Christophe Spinosi, Pinchas Steinberg, Pinchas Zukerman.

Jean-François Lapointe
BarytonOriginaire du Saguenay-Lac-St-Jean au Québec, Jean-François Lapointe est considéré comme l’un des meilleurs barytons de sa génération. Depuis ses débuts sur scène en 1983, il a chanté sur les principales scènes européennes (Paris, Strasbourg, Bordeaux, Vienne, Zurich, Barcelone, Madrid, Lisbonne, Glasgow, Hambourg, Francfort, Berlin, Liège, Toulouse) ainsi qu’en Amérique et au Japon.
Parmi ses rôles de prédilection, le rôle-titre de Pelléas et Mélisande qu’il a chanté, entre autres, dans la célèbre mise en scène de Peter Brook mais aussi à l’Opéra de Toronto, à Bonn, à Cincinnati, à l’Opéra national de Bordeaux, à Marseille, au Théâtre du Capitole de Toulouse, à Toulon et, plus récemment, à la Scala de Milan. Il a également interprété le même rôle à l’Opéra Royal de Wallonie, au Théâtre des Champs-Elysées ou encore au Concertgebouw d’Amsterdam. Il s’est produit entre autres dans les rôles-titre de Hamlet au Royal Danish Opera de Copenhague, d’Eugène Onéguine à l’Opéra de Québec, de Don Giovanni à Trieste et Marseille, et de Werther à La Monnaie de Bruxelles.
Parallèlement à sa carrière scénique, Jean-François Lapointe se produit régulièrement en concert. Interprète réputé de Duparc, Fauré et Poulenc, il chante également avec les plus grands orchestres. Il a ainsi interprété Benvenuto Cellini (Fieramosca) de Berlioz et La Chute de la maison Usher de Debussy avec l’Orchestre National de France, Béatrice et Bénedict sous la direction de Sir Colin Davis, L’Enfance du Christ avec l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg, Les Pêcheurs de perles (Zurga) au Concertgebouw d’Amsterdam avec l’Orchestre Philharmonique de la Radio Néerlandaise, Les Mamelles de Tirésias (Le Mari) et le Requiem de Fauré avec le BBC Symphony. Il a récemment chanté dans L’Enfant et les Sortilèges de Ravel, L’Enfant prodigue de Debussy et le Requiem de Fauré avec l’Orchestre Philharmonique de Radio France.
Jean-François Lapointe a participé à plusieurs enregistrements, parmi lesquels on retrouve Benvenuto Cellini de Berlioz avec l’Orchestre National de France, Le Mage de Massenet, et Ascanio de Saint-Saëns. Il a également enregistré Le Poème de l’amour et de la mer de Chausson ainsi qu’un disque consacré aux poèmes de Verlaine mis en musique par Gabriel Fauré, Claude Debussy, Reynaldo Hahn et André Mathieu.

Charles Richard-Hamelin
PianoCharles Richard-Hamelin s’impose sur la scène musicale internationale comme un pianiste « hautement sensible » (Gramophone), animé par « une grande profondeur de sentiments sans la moindre condescendance » (Le Devoir). Il est reconnu comme un interprète « polyvalent, multidimensionnel et d’un lyrisme séduisant, un technicien d’une élégance et d’une sophistication exceptionnelles » (BBC Music Magazine).
Il a notamment reçu, en 2015, la Médaille d’argent au Concours international de piano Frédéric-Chopin à Varsovie et le prix Krystian Zimerman pour la meilleure interprétation d’une sonate. Il a aussi remporté le deuxième prix au Concours musical international de Montréal ainsi que le troisième prix et le prix spécial pour la meilleure interprétation d’une sonate de Beethoven au Seoul International Music Competition, en Corée du Sud.
Charles Richard-Hamelin est un invité recherché des plus grands festivals de musique classique, parmi lesquels le Festival international de piano de La Roque d’Anthéron en France, le Festival du Printemps de Prague, le Festival international Chopin et son Europe à Varsovie, le Festival international de Lanaudière et le Festival George Enescu à Bucarest. Il a œuvré avec des chefs d’orchestre de renom, dont Kent Nagano, Vasily Petrenko, Jacek Kaspszyk, Aziz Shokhakimov, Peter Oundjian, Jacques Lacombe, Fabien Gabel, Carlo Rizzi, Alexander Prior, Christoph Campestrini, Lan Shui, Jean-Marie Zeitouni, Charles Olivieri-Munroe, Howard Shelley, Antoni Wit et Jonathan Cohen.
Il s’est également produit comme soliste avec des orchestres réputés à travers le monde, dont l’Orchestre symphonique de Montréal, les orchestres symphoniques de Québec, de Toronto, d’Edmonton, de Varsovie, de Singapour et de Hiroshima de même qu’avec l’Orchestre Métropolitain, Les Violons du Roy, I Musici de Montréal, l’Orchestre du Centre national des Arts à Ottawa, l’Orchestre Philharmonique de Calgary, l’OFUNAM (Mexico), le Kraków Philharmonic Orchestra, l’Orchestre Philharmonique de Poznań et la Sinfonia Varsovia.
Sur disque, on doit à Charles Richard-Hamelin neuf albums, tous parus sous étiquette Analekta. Il a d’abord enregistré en 2015 des interprétations remarquées des dernières œuvres de Chopin. Lancé en 2016, son deuxième album rassemble des œuvres de Beethoven, Enescu et Chopin, enregistrées en concert au Palais Montcalm de Québec. Sa discographie s’est ensuite enrichie de trois albums, l’un consacré au premier volet d’une intégrale des sonates pour violon et piano de Beethoven, enregistré avec le violon solo de l’Orchestre symphonique de Montréal Andrew Wan, le second tiré d’un enregistrement en concert des deux concertos pour piano et orchestre de Chopin, avec l’Orchestre symphonique de Montréal sous la direction de Kent Nagano et le troisième, une intégrale des ballades et impromptus de Chopin. Sa plus récente collaboration avec Les Violons du Roy a mené à la parution d’un album Mozart (concertos pour piano no 22 et 24) sous la direction de Jonathan Cohen. Ces albums ont reçu des prix et un accueil enthousiaste des plus grands critiques musicaux. En 2021, paraissaient le deuxième volume de son intégrale des sonates pour violon et piano de Beethoven avec Andrew Wan, ainsi qu’un nouveau récital Chopin, présentant les 24 Préludes, l’Andante spianato et la Grande polonaise brillante
Programme
Concerto pour piano n° 20 en ré mineur, K. 466
Symphonie n° 104 en ré majeur, « Londres »
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